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Leçon 14/14 · Prendre en main SisaFlow

Données & conformité : ce qu'un contrôle vous demandera

Le RGPD de votre structure tient dans un écran : le registre des traitements, les durées de conservation, les prestataires, les demandes de droits et le journal des accès. Où ils sont, ce que chacun prouve, et le geste qui les tient à jour.

18 min de lecture
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Le cursus n’affiche que les écrans de l’offre choisie — vous ne lirez jamais le mode d’emploi d’un bouton que vous n’avez pas.

L'essentiel en 3 points

  • La responsabilité est à votre structure, jamais à SisaFlow. L'outil range les pièces et les tient à jour ; il ne signe pas à votre place.
  • Un seul endroit : Paramètres → Données & conformité, puis huit onglets. Le premier, Vue d'ensemble, dit ce qu'il reste à faire.
  • Le chiffre affiché n'est pas une note : c'est une liste de pièces manquantes, recalculée à chaque ouverture et jamais enregistrée.

La question qui arrive un jour

« Qui a mes données, et qu'en faites-vous ? » Elle peut venir d'un patient, d'un salarié, d'un associé qui s'en va, de la CPAM ou de la CNIL. Elle tombe sur le bureau du gérant de la structure, pas sur celui d'un éditeur de logiciel : la MSP décide de collecter, elle est responsable de traitement. SisaFlow, qui traite ces données pour son compte et sur ses instructions, est sous-traitant — le pilier « Coordination » détaille ce partage.

Ce qui change tout, c'est la suite : respecter les principes ne suffit pas, il faut pouvoir le démontrer. Et une démonstration, ça se fait avec des pièces : un registre, des durées écrites, un contrat de sous-traitance signé, la trace des demandes reçues. Rassembler ces pièces le jour où on les demande est un travail de plusieurs jours. Les tenir à jour au fil de l'eau ne coûte presque rien — c'est exactement ce que cet écran vous permet.

Où c'est, et qui peut l'ouvrir

Dans Paramètres, une tuile verte Données & conformité porte trois indicateurs vivants — l'état réel, jamais une promesse :

  • DPA / CGV : À jour ou À signer ;
  • CGU membres : combien de vos membres actifs les ont acceptées, sur le total ;
  • Dettes de rétention : combien de durées de conservation n'ont encore aucun mécanisme qui les applique.

Le bouton Données & RGPD ouvre le cockpit. Il demande la permission Données & confidentialité — que tout profil portant les Paramètres généraux possède déjà : le gérant n'a rien à activer pour y entrer, et vous pouvez la donner seule à quelqu'un qui suit la conformité sans toucher au reste.

  • Vue d'ensemble

    La question
    Où en est ma structure, et que me reste-t-il à faire ?
    Quand vous l'ouvrez
    En premier, et une fois par trimestre. C'est le seul onglet qui hiérarchise.
  • Demandes de droits

    La question
    Qui demande une copie de ses données ou leur effacement, et sous quel délai ?
    Quand vous l'ouvrez
    Dès qu'une demande arrive — et le jour où vous devez prouver que vous y avez répondu.
  • Journal des accès

    La question
    Qui est intervenu sur nos données, et ce qui en est sorti ?
    Quand vous l'ouvrez
    Après un incident, un doute, ou une session d'assistance de notre équipe.
  • Consentements & acceptations

    La question
    Quels contrats et conditions ont été signés, par qui, dans quelle version ?
    Quand vous l'ouvrez
    À la signature, à l'arrivée d'un membre, et à chaque nouvelle version des conditions.
  • Réversibilité & exports

    La question
    Comment je récupère mes données si je pars ?
    Quand vous l'ouvrez
    Une fois par an, et le jour où la question se pose. Une archive complète y suffit.
  • Registre des traitements

    La question
    Que traite ma structure, pourquoi, et pour combien de temps ?
    Quand vous l'ouvrez
    La pièce n°1 d'un contrôle. À relire quand un usage change, pas seulement à la demande.
  • Rétention & purges

    La question
    Combien de temps chaque donnée est-elle conservée, et par quel mécanisme ?
    Quand vous l'ouvrez
    Quand le compteur « dettes de rétention » de la tuile est différent de zéro.
  • Sous-traitants

    La question
    Quels prestataires interviennent réellement sur nos données ?
    Quand vous l'ouvrez
    Avant de répondre à un questionnaire de sécurité, et à chaque revue annuelle.
Les huit onglets du cockpit, et la question à laquelle chacun répond

Le chiffre de la vue d'ensemble, et pourquoi il est honnête

L'écran affiche un score sur cent, bâti sur huit critères pondérés. Deux propriétés le rendent lisible, et il faut les connaître pour ne pas le lire de travers.

Un critère qu'on ne peut pas encore mesurer n'est pas compté comme faux. Il est exclu du calcul, et le score se recalcule sur ce qui a réellement pu être mesuré. À côté du chiffre, l'écran dit donc quelle part du référentiel a été mesurée : c'est cette part, et non le score, qui vous dit combien il vaut. Un 100 % mesuré sur 40 % du référentiel n'est pas un sans-faute, c'est une mesure partielle — et l'écran le dit plutôt que de le cacher.

Le score n'est écrit nulle part. Il se recalcule à chaque ouverture, comme un solde. On ne peut donc ni le figer, ni l'améliorer autrement qu'en fournissant la pièce qui manque.

  • Contrat de sous-traitance (DPA) et CGV signés dans leur version en cours

    Poids
    20
    La pièce qui le satisfait
    La signature, depuis l'onglet Consentements.
  • Conditions d'utilisation acceptées par tous les membres actifs

    Poids
    10
    La pièce qui le satisfait
    Chaque membre les accepte lui-même, à sa connexion.
  • Référent données (DPO) nommé dans le registre des traitements

    Poids
    15
    La pièce qui le satisfait
    Un nom écrit dans le registre — pas un rôle vague.
  • Aucune demande de droits en retard

    Poids
    15
    La pièce qui le satisfait
    Répondre dans le délai, et laisser la trace.
  • Réunions transcrites : participants informés

    Poids
    10
    La pièce qui le satisfait
    La case « participants informés » à la première transcription.
  • Toutes les durées de conservation ont un mécanisme

    Poids
    15
    La pièce qui le satisfait
    Une purge réelle en face de chaque durée annoncée.
  • Un export complet de réversibilité de moins de 12 mois

    Poids
    5
    La pièce qui le satisfait
    Une archive demandée depuis l'onglet Réversibilité.
  • Aucun incident de sécurité ouvert

    Poids
    10
    La pièce qui le satisfait
    Clôturer les incidents déclarés, avec leur suite.
Les huit critères, et ce que chacun pèse

Les deux poids lourds, et ce qui les débloque

Le contrat de sous-traitance et les CGV pèsent 20 points à eux seuls, et ils sont le seul critère qu'aucun réglage ne rattrape : il faut les signer, dans leur version en cours. Une signature ancienne sur une version périmée compte comme absente — c'est voulu, un contrat qui ne décrit plus la réalité ne protège personne.

Le référent données en pèse 15, et il se satisfait d'un nom. C'est le critère le moins cher du référentiel : cinq minutes dans le registre, et quinze points. Ce n'est pas une formalité pour autant — c'est la personne à qui l'on écrira, et elle doit le savoir.

Une demande de droits, en pratique

Deux chemins arrivent dans l'onglet Demandes de droits, et ils n'obéissent pas à la même règle.

La personne demande elle-même l'effacement de son compte. Sa demande s'exécute trente jours après son dépôt. Ce délai n'est pas une lenteur : c'est le temps qui vous est laissé pour vérifier qu'aucune obligation ne vous impose de conserver ses données — une pièce comptable, un mandat, un procès-verbal. Si c'est le cas, vous vous opposez depuis l'écran, avec le motif. Pendant ces trente jours, la personne peut aussi annuler.

Vous effacez un membre parti, en tant que responsable de traitement. Là, aucun délai de grâce : l'exécution est immédiate. L'écran vous le dit avant de vous laisser confirmer, et c'est un point à retenir avant de cliquer — un gérant qui croit disposer de trente jours pour se rétracter n'en aura aucun.

« Effacer » ne veut pas dire « tout supprimer »

Une part de vos données est obligatoirement conservée : la comptabilité se garde dix ans. Un effacement ne détruit donc pas les écritures, les charges réparties ou le compte courant d'un associé — il en retire la personne. Le mouvement d'argent reste, nominatif il ne l'est plus. C'est la seule façon de tenir ensemble deux obligations qui se contredisent en apparence, et c'est exactement ce qu'une attestation d'effacement doit pouvoir montrer.

Guide SisaFlow — pas à pas dans l'application

Registre et sous-traitants

Le pas à pas du guide : ce que le registre doit contenir, et qui figure dans la liste des prestataires.

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Guide SisaFlow — pas à pas dans l'application

Exporter vos données

Écran par écran ou en archive complète — les deux chemins, et ce que chacun contient.

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Guide SisaFlow — pas à pas dans l'application

Le journal des accès

Comment se lit une ligne du journal, et ce qu'une session d'assistance y laisse.

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Le rituel qui suffit

Quinze minutes par trimestre, et vous ne préparerez jamais un contrôle dans l'urgence :

  1. ouvrez la tuile Données & conformité des Paramètres et regardez les trois indicateurs. S'ils sont verts, vous pouvez refermer ;
  2. sinon, ouvrez la Vue d'ensemble : elle vous dit lequel des huit critères manque, et où aller le remplir ;
  3. une fois par an, demandez un export complet depuis l'onglet Réversibilité. Il vaut 5 points au score, mais surtout : c'est le jour où vous vérifiez que vos données sortent vraiment, avant d'en avoir besoin.

Information pédagogique : ce contenu ne constitue ni un conseil juridique, ni un conseil comptable ou fiscal. Pour une décision engageante, faites valider votre situation par votre expert-comptable ou votre avocat.